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Faut-il encore distinguer agrégation de contenu et curation de contenu lors de notre veille?

Lecia
Faut-il encore distinguer agrégation de contenu et curation de contenu lors de notre veille?

Date Posted - 17th Fév 2016 |  Category - Communication |  Tags - , , , ,

Faut-il encore distinguer agrégation de contenu et curation de contenu lors de notre veille?
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L’ouverture au grand public de LinkedIn Pulse début janvier a relancé l’intérêt pour les outils de curation de contenu en ligne. Auparavant réservé à quelques influenceurs célèbres, Pulse permet maintenant à celui qui le désire de poster une publication à son réseau. Au détour des articles sur le sujet, les notions de Curation et d’Agrégation se sont plusieurs fois entrechoquées. On parle de collecte de l’information, de partage et d’édition, avec des pratiques parfois floues au point d’être confondues.

L’agrégation de contenu, point de départ de toute chose.

En jouant avec un terme comme agrégation, on peut rapidement entendre tout et son contraire. Essayons d’être clair, l’agrégation consiste à collecter un maximum d’information à propos d’un sujet donné, provenant de différentes sources, ou d’une source précise. Dans le domaine de l’édition de contenu, on peut facilement dire que l’agrégation semble plus ou point la base de notre travail. Il s’agit ainsi de rester au courant des dernières tendances et de centraliser à un même endroit pas mal de données différentes… Clairement l’agrégation se veut être un travail fastidieux qui est facilement assimilé à une mécanique. La popularité des flux RSS à la fin des années 2000 a participé à cette vision : on amène une source précise au logiciel agrégateur qui se contente de collecter automatiquement le nouveau contenu.

L’agrégateur permet donc de mettre la main sur une foule d’information provenant des 4 coins du net. Profitons-en pour citer quelques outils.

  • Flipboard  : avant d’être un magazine personnalisé, Flipboard est un agrégateur hors pair. Avec cet outil, vous avez l’opportunité d’ajouter des sources (magazines, organes de presse, blogs…) ou des thèmes très spécifiques. La présentation « cover » tirée des magazines papier est le plus de l’application.
  • Google Actualités  : tout simplement les meilleures actualités compilées par Google à partir de sources diverses et variées. Faisons quand même attention au fait qu’il s’agisse d’une sélection déjà réalisée par le géant américain…
  • Feedly :  parmi les outils d’agrégation les plus populaires, Feedly propose une interface intuitive où il suffit d’ajouter quelques flux pour disposer sur mobile et sur le web d’une masse de données très accessible.
  • Apple News : dernier outil d’Apple dans sa quête des médias, Apple News, disponible uniquement sur les produit de la Pomme (mais pas encore en France), permet de s’abonner à des contenus provenant d’une source donnée. Et ainsi faire une agrégation tout en simplicité à la sauce Apple.

Les outils d’agrégation sont aujourd’hui très variés et ces quatre-là ne représentent qu’un échantillon, tiré des plus populaires dans le secteur. Chacun cherche à se démarquer avec une killer-feature, comme Flipboard et ses flips de pages ou Apple News et son exclusivité.

Application de contnu Apple News | Kairos Créations, rédaction freelance à Bordeaux

La Curation de contenu, ou l’art de la sélection subjective.

En entrant dans le domaine de la curation, on change immédiatement d’univers. Très tendance depuis quelques années, la curation de contenu est devenu une discipline à part entière que les communicants 2.0 sont fiers de pratiquer. Ici plus question d’automatisation mais bien au contraire de sélection, de subjectivité et d’une grande part d’humanité. D’ailleurs le curateur a pris une place importante dans certaines entreprises, avec un rôle comparable à celui d’un journaliste. Son œil d’expert avisé lui permet de proposer et de partager les contenus intéressants, soit à sa communauté, soit à ses propres collaborateurs, jouant ainsi son rôle de liant entre les différents services. Un portail de curation se présente donc un recueil des meilleures informations sur un sujet donné, proposant presque une revue inédite. Attention justement, certaines frontières du plagiat sont troubles avec la curation : partager le contenu d’un article ne fait pas du vous l’auteur. Et ce n’est pas les plateformes qui vont vous aider à faire la différence…

La curation reste bien une sélection d’écrits. C’est cette sélectivité qui différencie le curateur. Mais profitons-en pour citer quelques outils.

  • Scoop.it : la star de l’outil de veille. Scoop.it permet de suivre un sujet ou une thématique ciblée sous la forme d’un journal en ligne actualisable en temps réel. Parfois décrié comme faisant l’apologie du plagiat (lien en scoop.it, non-affichage de la source lors de partages sur les réseaux…)
  • Paper.li : création suisse, Paper permet via une sélection de Tweet ou de posts Facebook de générer un journal actualisé en temps réel. En réalité Paper évolue en tant qu’hybride dans l’univers de la curation, se basant sur une certaine automatisation. Le curateur a en revanche la main sur la personnalisation de cette automatisation.
  • Memit : le petit dernier de la bande. Outil de partage collaboratif par excellence, Memit permet de collecter tout ce qui est possible de collecter sur le Net : liens bien sûr, mais aussi documents, présentations, vidéos… Pour cela, le service propose la liaison avec les comptes cloud type DropBox ou OneDrive.

Chacun de ces outils permet une collecte précise et une mise en valeur des éléments. L’image qui revient souvent avec ces applications est celle du journal. Le curateur met ses talents au service de la création d’un journal personnalisé, à son image mais avec des informations provenant des tiers.

scoopit, curation de contenu | Kairos Créations, rédaction freelance à Bordeaux

Les deux disciplines finalement très liées.

Venons-en au cœur du propos : la différenciation entre agrégation et curation. Présentes dans la stratégie digitale des entreprises depuis plusieurs années, les deux pratiques sont arrivées à maturité. Et dans la plupart des cas, il apparait difficile d’imaginer l’une sans l’autre. Poursuivons la métaphore commencée avec la curation telle un journal. Si la curation de contenu donne lieu à un article (même si on se rapproche encore une fois du plagiat), le curateur/journaliste doit puiser l’information quelque part, à la manière des sources journalistiques. Ainsi c’est l’agrégation préalable des contenus qui lui donne matière à faire sa sélection, à déployer son expertise. Même avec le meilleur œil possible, vous ne ferez jamais remonter la bonne information si votre veille automatique n’est pas efficace. L’agrégation reste donc le socle de base du travail du curateur et mérite autant de laurier que la curation.

Les plateformes de curation et d’agrégation ont compris bien avant nous cette complémentarité et s’orientent vers la polyvalence de leurs outils dans un but bien simple : vous conserver dans leur univers. En abordant Flipboard, je vous ai parlé d’un agrégateur efficace, capable de vous restituer l’information sous forme de magazine. Sachez que Flipboard s’ouvre à la curation, en vous permettant aussi de créer des magazines avec les informations agrégées précédemment. A ce titre je ne peux que vous conseiller de lire « La Bulle Digitale » le magazine Flipboard que j’ai mis en place depuis quelques mois :

View my Flipboard Magazine.

L’exemple de Flipboard s’applique en sens inverse pour Scoop.it. L’outil star de la curation vous propose une partie agrégation plutôt riche. Recherche par thème, par mots-clés, filtre… Vraiment efficace. Faire sa veille et sa curation sans quitter l’interface de Scoop.it est tout à fait envisageable aujourd’hui. Avec ces évolutions, on tend vers des hybrides capables de faire à peu près tout.

Il y a un dernier élément qui joue dans l’évolution des pratiques d’agrégation et de curation : les inévitables réseaux sociaux. En à peine quelques années, ils sont devenus le bac à sable des communicants 2.0. Vecteurs de communication, outils de veille, partages d’information, ils tendent à marcher sur les plates-bandes des outils de curation/agrégation. Les réseaux comme Twitter ou Facebook peuvent servir à collecter l’information à la manière d’un agrégateur classique. Mais la multiplication des fonctionnalités les poussent de plus en plus loin. LinkedIn Pulse par exemple permet à n’importe qui d’écrire un billet d’influence. D’ailleurs si les réseaux sociaux ont la main sur une masse d’information instantanée, ils se rêvent aujourd’hui en curateur et pourraient ainsi donner un coup de vieux aux outils traditionnels. Il reste quand même une inconnue due à la complexité de ses outils : Twitter draine par exemple tellement d’information que beaucoup d’entre nous utilisent TweetDeck, agrégateur de réseaux sociaux. Un outil pour gérer un outil, pour avoir la bonne information. Oui ça fait beaucoup à l’heure du web 2.0.

Passionné de culture numérique, je gravite dans le monde de la communication depuis quelques années. Fondateur de Kairos Créations, je partage avec vous l'actualité du web et les tendances du moment.

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